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Le

Le poids des cancers en France depuis 1990

Le dernier rapport sur l’incidence et la mortalité par cancer en France est riche de données nouvelles. Il offre notamment une analyse plus précise en fonction des sous-catégories de tumeurs. Parmi les enseignements fondamentaux, l’écart entre femmes et hommes continue de se réduire globalement. Les premières subissant de plein fouet les changements de mode de vie.

Le rapport « Estimations nationales de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine entre 1990 et 2018 »* vient d’être publié. Il offre une finesse d’interprétation de données plus riches que les éditions précédentes. Ainsi pour la première fois, 74 types et sous-types de cancers et des tendances par âge ont été étudiés, contre 34 auparavant.

Tranches d’âge, sexes et sous-groupes de cancers

Ainsi cette analyse permet-elle d’observer une évolution plus précise pour les cancers du poumon. Le rapport révèle un éclairage important par sous-types. Alors que l’incidence générale de ce cancer est plutôt stable chez l’homme, celle des adénocarcinomes progresse (+3,9 % par an), tandis que celles des carcinomes épidermoïdes et des cancers à petites cellules diminuent (-2,9 % et -0,9 % par an). La cause de ces évolutions ? « La modification de la structure (introduction des filtres responsable d’une inhalation plus profonde) et de la composition des cigarettes (augmentation de la concentration en nitrosamines) » sont soupçonnées.

Autre exemple de l’intérêt d’une analyse des sous-groupes de cancers, ceux provoqués par les virus HPV : le cancer du col de l’utérus, le cancer rare de l’anus et dans une moindre mesure, celui de l’oropharynx. « Si le cancer du col de l’utérus est globalement en baisse (-1,8 % par an), l’analyse par tranche d’âge montre à l’inverse un ralentissement de cette baisse voire une augmentation de l’incidence de ce cancer chez les femmes de 50 et 60 ans depuis 2010 », révèle ainsi le rapport. « Cela pourrait s’expliquer par des comportements sexuels plus à risque favorisant la prévalence de l’infection persistante par HPV pour ces générations. » Grâce à ces précisions, les actions de prévention pourraient être mieux ciblées et renforcées.

Pour tous les cancers, les femmes de plus en plus concernées

Pour l’ensemble des types de cancers, l’écart entre les hommes et les femmes se réduit, défavorablement pour ces dernières. En 2018, on estime à 382 000, le nombre de nouveaux cas de cancers et à 157 400, le nombre de décès. Si l’incidence est stable chez l’homme, elle s’accroît donc chez la femme (+1,1 % par an).

Dans le détail, un certain nombre de cancers liés à des consommations excessives d’alcool et de tabac, ainsi que la modification des comportements alimentaires et la prévalence croissante de l’obésité ou de l’hypertension artérielle, augmente davantage chez les femmes. C’est le cas du cancer du poumon chez la femme (+5,3% d’incidence par an et +3,5 %de mortalité). Mais aussi du cancer du pancréas, avec une hausse de la mortalité uniquement chez la femme.

Poursuivre la prévention, affiner les outils de lutte

« Les modifications des pratiques médicales, la mise en place de dépistages organisés, la précocité des diagnostics ou encore les progrès thérapeutiques pourraient être à l’origine d’évolutions favorables de la mortalité pour certaines localisations de cancer », souligne l’Institut national du Cancer (INCa). Ainsi une constante diminution de la mortalité par cancer du sein est observée depuis 1990. Le cancer colorectal, celui de la prostate bénéficient également d’un recul.

Reste que de nombreux facteurs de risque ne sont pas encore identifiés d’où la nécessité de recherches des causes des différentes tumeurs, et sous-groupes de tumeurs. Ce constat est similaire pour les hémopathies malignes. Pour ces pathologies du sang, l’incidence est en augmentation dans les deux sexes sans que les médecins en comprennent la raison. Ce qui « laisse une large place pour la recherche des causes et les interactions entre facteurs environnementaux et génétiques », conclut l’INCa.

*Fruit du partenariat entre Santé publique France, l’Institut national du cancer, le réseau des registres des cancers Francim et le service de Biostatistique-Bioinformatique des Hospices Civils de Lyon

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