Le Mag Santé
© Destination Santé

  • septembre 2017
  • août 2017
  • juillet 2017
  • juin 2017
  • mai 2017
  • avril 2017
  • mars 2017
  • février 2017
  • janvier 2017
  • décembre 2016
  • novembre 2016
  • octobre 2016
  • septembre 2016
  • août 2016
  • juillet 2016
  • juin 2016
  • mai 2016
  • avril 2016
  • mars 2016
  • février 2016
  • janvier 2016
  • décembre 2015
  • novembre 2015
  • octobre 2015
  • septembre 2015
  • août 2015
  • juillet 2015
  • juin 2015
  • mai 2015
  • avril 2015
  • mars 2015
  • février 2015
  • janvier 2015
  • décembre 2014
  • novembre 2014
  • octobre 2014
  • septembre 2014
  • août 2014
  • juillet 2014
  • juin 2014
  • mai 2014
  • avril 2014
  • mars 2014
  • février 2014
  • janvier 2014
  • décembre 2013
  • novembre 2013
  • octobre 2013
  • septembre 2013
  • août 2013
  • juillet 2013
  • juin 2013
  • mai 2013
  • avril 2013
  • mars 2013
  • janvier 2013
  • décembre 2012
  • novembre 2012
  • octobre 2012
  • septembre 2012
  • août 2012
  • juillet 2012
  • juin 2012
  • mai 2012
  • avril 2012
  • mars 2012
  • février 2012
  • janvier 2012
  • décembre 2011
  • novembre 2011
  • octobre 2011
  • septembre 2011
  • août 2011
  • juillet 2011
  • juin 2011
  • mai 2011
  • avril 2011
  • mars 2011
  • février 2011
  • janvier 2011
  • décembre 2010
  • novembre 2010
  • octobre 2010
  • septembre 2010
  • août 2010
  • juillet 2010
  • juin 2010
  • mai 2010
  • avril 2010
  • mars 2010
  • février 2010
  • janvier 2010
  • décembre 2009
  • novembre 2009
  • octobre 2009
  • septembre 2009
  • août 2009
  • juillet 2009
  • juin 2009
  • mai 2009
  • avril 2009
  • mars 2009
  • février 2009
  • janvier 2009
  • décembre 2008
  • novembre 2008
  • octobre 2008
  • septembre 2008
  • août 2008
  • juillet 2008
  • juin 2008
  • mai 2008
  • avril 2008
  • mars 2008
  • février 2008

Le

 

Levothyrox, symptomatique du manque d’information des patients ?

L’affaire du levothyrox ne s’essouffle pas. Malgré la persistance des autorités de santé, les patients sont de plus en plus nombreux à réclamer le retour à l’ancienne formule de ce médicament. Ou au moins la cohabitation des deux présentations, le temps que chaque patient réussisse à équilibrer son traitement. Le changement de formule – bien que permettant d’améliorer la stabilité de la molécule – révèle des lacunes en matière de communication auprès des patients de la part des autorités.

La nouvelle formule du levothyrox, médicament pris par près de 3 millions de malades en France, a commencé à arriver dans les pharmacies en mars dernier. Depuis, les déclarations d’effets indésirables n’ont cessé de s’accumuler – 9 000 au début septembre d’après la ministre de la santé. Au point de mener à la signature par près de 250 000 personnes d’une pétition en faveur d’un retour à l’ancienne formule. De son côté, l’association Vivre sans thyroïde demande « une coexistence entre les deux formules, le temps que les malades rééquilibrent leur traitement », explique Muriel Londres, porte-parole de l’association. « L’Agence nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) nous a répondu que cette option était impossible. »

Les effets indésirables rapportés suite au changement de la formule sont pourtant loin d’être anodins. Fatigue intense, douleurs, migraines… Parfois au point d’empêcher les malades de travailler, de vivre normalement. Pourtant selon Agnès Buzyn, « le seul danger pour la santé des patients est d’arrêter leur traitement ».

Ces effets sont-ils dus au changement de formule ? Le levothyrox étant une molécule à marge thérapeutique étroite, tout changement peut entraîner une modification de l’absorption ou de l’élimination par l’organisme du malade. En l’occurrence, le changement de formule a pu provoquer des sur ou sous-dosages. « En raison du changement d’excipients, certains patients absorbent sans doute le médicament différemment », poursuit le Dr Delphine Drui, du service Endocrinologie, Diabétologie, Maladies Métaboliques au CHU de Nantes. Par conséquent, « ils n’auront pas la même disponibilité du médicament dans le sang et donc pas la même imprégnation de leur organisme ». Résultat, ces « symptômes correspondent à l’équivalent d’un changement de posologie ».

Pour rappel, le changement effectué par le fabriquant Merck à la demande de l’ANSM a consisté en une modification d’excipients. « Ils ont remplacé le lactose par du mannitol », précise le Dr Drui. Et un ajout d’acide citrique anhydre pour améliorer la stabilité de la molécule. « En effet, avec l’ancienne formule il pouvait y avoir une diminution de l’efficacité au cours du temps, en fonction de la durée de stockage notamment », explique-t-elle.

Anticiper les conséquences, communiquer avec les malades

Pour autant, d’après le Dr Dominique Dupagne, médecin et auteur du blog Atoute.org, « un tiers des utilisateurs verront l’absorption du nouveau levothyrox varier de plus de 20%, ce qui fait tout de même un million d’utilisateurs en France ». Selon lui, « il était facile de prévoir que la substitution directe […] entre l’ancien et le nouveau médicament serait associée à des problèmes importants chez de nombreux patients et de les anticiper ».

Si les médecins ont reçu un courrier de l’ANSM leur annonçant le changement de formule, de nombreux patients n’ont pas été informés. « Un grand nombre d’entre eux ne voit leur endocrinologue qu’une fois par an », souligne le Dr Drui. La colère des malades, non informés et exposés sans explication pour certains à des effets sur leur santé, est donc compréhensible. « Nous sommes persuadés que la nouvelle formule est plus stable, mais nous espérons qu’un vrai travail de fond va se mettre en place en matière d’information du grand public et des patients », poursuit-elle.

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn a « reconnu un problème d’information des patients » ce lundi 11 septembre. Un peu tard ?

Retour en haut