Le Mag Santé
© Destination Santé

  • novembre 2017
  • octobre 2017
  • septembre 2017
  • août 2017
  • juillet 2017
  • juin 2017
  • mai 2017
  • avril 2017
  • mars 2017
  • février 2017
  • janvier 2017
  • décembre 2016
  • novembre 2016
  • octobre 2016
  • septembre 2016
  • août 2016
  • juillet 2016
  • juin 2016
  • mai 2016
  • avril 2016
  • mars 2016
  • février 2016
  • janvier 2016
  • décembre 2015
  • novembre 2015
  • octobre 2015
  • septembre 2015
  • août 2015
  • juillet 2015
  • juin 2015
  • mai 2015
  • avril 2015
  • mars 2015
  • février 2015
  • janvier 2015
  • décembre 2014
  • novembre 2014
  • octobre 2014
  • septembre 2014
  • août 2014
  • juillet 2014
  • juin 2014
  • mai 2014
  • avril 2014
  • mars 2014
  • février 2014
  • janvier 2014
  • décembre 2013
  • novembre 2013
  • octobre 2013
  • septembre 2013
  • août 2013
  • juillet 2013
  • juin 2013
  • mai 2013
  • avril 2013
  • mars 2013
  • janvier 2013
  • décembre 2012
  • novembre 2012
  • octobre 2012
  • septembre 2012
  • août 2012
  • juillet 2012
  • juin 2012
  • mai 2012
  • avril 2012
  • mars 2012
  • février 2012
  • janvier 2012
  • décembre 2011
  • novembre 2011
  • octobre 2011
  • septembre 2011
  • août 2011
  • juillet 2011
  • juin 2011
  • mai 2011
  • avril 2011
  • mars 2011
  • février 2011
  • janvier 2011
  • décembre 2010
  • novembre 2010
  • octobre 2010
  • septembre 2010
  • août 2010
  • juillet 2010
  • juin 2010
  • mai 2010
  • avril 2010
  • mars 2010
  • février 2010
  • janvier 2010
  • décembre 2009
  • novembre 2009
  • octobre 2009
  • septembre 2009
  • août 2009
  • juillet 2009
  • juin 2009
  • mai 2009
  • avril 2009
  • mars 2009
  • février 2009
  • janvier 2009
  • décembre 2008
  • novembre 2008
  • octobre 2008
  • septembre 2008
  • août 2008
  • juillet 2008
  • juin 2008
  • mai 2008
  • avril 2008
  • mars 2008
  • février 2008

Le

 

Le microbiote, la raison de nuire des moustiques ?

L’importance du microbiote chez l’humain est démontrée sans cesse depuis plusieurs années déjà. Qu’en est-il des autres espèces animales, et en particulier du moustique ? Ce sujet est de grand intérêt pour les chercheurs car les bactéries composant le microbiote de ces insectes – et des larves qui les précèdent – auraient un impact sur leur capacité à nous nuire. Et plus précisément à transmettre des pathogènes humains comme le chikungunya et le zika.

« Les caractéristiques biologiques des moustiques adultes, comme leur taille ou leur durée de vie, dépendent des conditions environnementales auxquelles ils sont exposés » au cours de leur vie. Par conséquent, des chercheurs de l’Institut Pasteur et du CNRS*, qui se sont penchés sur le microbiote de ces insectes, se sont demandé si les variations du microbiote des larves (qui se développent dans l’eau) altéraient leur capacité, une fois adulte, à transmettre des maladies comme la dengue ou le zika.

Pour ce faire, ils se sont penchés sur Aedes aegypti, vecteur majeur d’arbovirus comme ceux de la dengue, de la fièvre jaune, du zika et du chikungunya. Ce moustique existe sous une forme urbaine et une forme forestière en Afrique sub-saharienne. Le moustique « urbain » grandit dans l’eau stagnante de récipients artificiels (par exemple, des pneus usés ou bien des bidons laissés à l’abandon) tandis que le moustique « forestier » se développe dans l’eau de gîtes naturels (par exemple, dans des creux de rochers ou des trous d’arbres). L’environnement et les bactéries auxquels ces larves sont exposées sont donc bien différents. Résultats, sans surprise « des différences de microbiote intestinal entre ces deux espèces de larves » ont été relevées.

Des capacités de transmission variables

En laboratoire, « les chercheurs ont ensuite démontré que l’exposition aux micro-organismes présents dans un gîte larvaire, lors du développement des larves, se répercute sur les caractéristiques morphologiques et physiologiques des moustiques adultes, et notamment sur leur capacité vectorielle ». En effet, « l’exposition à différentes bactéries entraîne des variations dans la vitesse de développement des larves, la taille des adultes, leur système immunitaire, et leur sensibilité au virus de la dengue ».

« Ces connaissances accrues sur le type de bactéries présentes dans les milieux aquatiques où se développent les larves de moustiques, pourraient permettre, dans le futur, d’élaborer de nouvelles stratégies de contrôle », estiment les chercheurs. « Par exemple, les gîtes larvaires où prolifèrent les moustiques les plus susceptibles de devenir des vecteurs d’arbovirus pourraient être ciblés en priorité. »

Pour autant, « nous n’avons pas à l’heure actuelle établi si les larves urbaines ou forestières sont plus à même de transmettre des pathogènes humains », précise Louis Lambrechts de l’Institut Pasteur et co-auteur de ce travail. Et ce d’autant que « la réalité n’est peut-être pas manichéenne ». En d’autres termes, peut-être que certains moustiques forestiers et certains moustiques urbains présentent des capacités de nuisances plus importantes que leurs congénères et voisins.

*en collaboration avec des équipes de l’IRD, de l’Université Claude Bernard Lyon 1 et du CIRMF au Gabon. Dans le détail, les laboratoires français impliqués sont : le laboratoire « Hôtes, vecteurs et agents infectieux : biologie et dynamique » (CNRS/Institut Pasteur), le laboratoire « Maladies infectieuses et vecteurs : écologie, génétique, évolution et contrôle » (CNRS/IRD/Université de Montpellier) et le laboratoire « Ecologie microbienne » (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1/Inra/Vetagro Sup)

Retour en haut