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Burn-out : toute mauvaise chose a une fin

Pour sortir du burn-out, la route est longue. Entre phases de décompression et bilan sur soi, il faudra aussi démêler le nœud du problème. Objectif, passer de la position « nez dans le guidon » à la modération. A terme, cette difficile épreuve déclenche souvent des changements positifs pour plus de sérénité au travail.

Le milieu professionnel stimule lorsqu’il s’effectue dans un cadre sain. Mais il peut aussi stresser et fragiliser quand des relations toxiques, un manque de reconnaissance chronique et/ou une charge de travail insurmontable prennent trop d’ampleur. Au point de provoquer chez le salarié ou l’employeur un burn-out. Autrement appelé « syndrome d’épuisement professionnel », ce mal-être « ne concerne pas, contrairement aux idées reçues, uniquement les personnes les plus fragiles, ni les seuls métiers pénibles », atteste Isabelle Constant, psychologue du travail à Nantes. « La notion centrale du travail qu’est l’engagement pousse en effet certaines personnes dans leur retranchement, quel que soit le domaine professionnel ou les personnalités ».

Un trouble d’ordre purement professionnel

« Tout burn-out a comme point de départ un stress chronique ». Les semaines, les mois voire les années passant, cette anxiété latente s’installe et prend de l’ampleur. « On repère ensuite un sentiment de dépersonnalisation, une perte d’estime de soi. Une forme de cynisme liée à l’usure professionnelle est aussi fréquente. » Le burn-out est également caractérisé par une perte de motivation, une tristesse et une fatigue accrues. Autant de symptômes associés à la dépression.

Comment alors distinguer burn-out et dépression ? « Le burn-out est le fruit exclusif d’un mal-être professionnel. Certes, la fatigue et le stress générés dans le monde professionnel influencent le moral une fois rentré à la maison. La personne se sent désabusée par rapport à son travail. Mais contrairement à la dépression, la vie privée n’interfère pas dans la survenue, ni dans l’aggravement du trouble ». Autre point, « un burn-out peut déclencher une dépression. En revanche, à elle seule, une dépression ne peut être à l’origine d’un burn-out, le facteur de risque déclencheur est forcément repéré dans le travail ».

La décompression pour se retrouver

Une fois le diagnostic posé, « une phase de repos s’impose. Après l’épuisement physique et psychique, ce moment de décompression est essentiel pour entamer le processus de reconstruction », détaille Isabelle Constant. Ensuite on essaie de cerner avec la personne « ses bols d’air, ce qui lui fait du bien. Une adaptation du poste ou une reconversion peut alors survenir ». Troisième phase, comprendre l’origine du burn-out. « Quels ont été les facteurs déclenchants ? Pourquoi suis-je resté(e) dans le déni face à la difficulté de la situation ?

Mobiliser ses ressources

Ecoutez le témoignage de Frédéric Le Moullec, praticien neurocognitiviste et comportementaliste à Nantes

Une dépendance à l’ambition ?

La plupart des gens vivent ce passage à vide « comme une renaissance ». Toucher le fond, trouver d’autres ressources pour se poser les bonnes questions, rebondir… et souvent changer son regard sur la valeur travail. En effet « si la personne n’est pas fautive dans le déclenchement du burn-out, elle n’est aussi pas totalement victime », décrit Isabelle Constant.

« Pour éviter le burn-out, il faut être capable de savoir dire non au travail, quand les limites de ce que peut fournir une seule personne sont dépassées. Il faut savoir se protéger lorsqu’une toxicité humaine commence à prendre trop de place, se ressourcer dans sa vie privée. » Ce qui n’est pas si simple lorsque la spirale de la dépendance au travail enveloppe le salarié dans ce cocon valorisant d’objectifs à atteindre. Ni lorsque la proximité avec les collègues est telle qu’il faut beaucoup de ressources intérieures pour garder le moral. Mais point positif, « depuis le début de mon expérience, je remarque que les gens rebondissent, apprennent à écouter leur corps et adoptent une position hypervigilante au travail en se préservant davantage », conclut Isabelle Constant.

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