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Bangladesh : l’aide sanitaire pour les réfugiés Rohingyas

Un peu plus d’un mois après le début de l’exil forcé des Rohingyas de Birmanie, le nombre de réfugiés enregistrés au Bangladesh (pays frontalier) ne cesse de croître. Associées à cet accueil de l’urgence, les problématiques de santé publique incitent l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à développer les campagnes de vaccination et les appels de fonds.

Depuis le mois d’août 2017, plus de 500 000 Rohingyas victimes de persécutions ont traversé la frontière de ce pays frontalier avec la Birmanie. Ces derniers ont rejoint les camps de réfugiés de la Cox’s Bazar area, « où étaient déjà accueillies des centaines de milliers de personnes ».

L’afflux de nouveaux arrivants expose à de nombreuses flambées épidémiques et nécessite donc des campagnes de vaccination pour les contrer. A ce jour, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) travaille main dans la main avec le ministère bangladais de la santé pour diffuser le vaccin oral contre le choléra. Cette campagne a permis de distribuer 900 000 doses immunisant 650 000 hommes, femmes et enfants contre cette maladie diarrhéique provoquée par une infection bactérienne via les eaux insalubres et les aliments contaminés.

Concernant les autres vaccinations, l’OMS a réagi dès que les flux humains entre les frontières de la Birmanie et du Bangladesh ont pris de l’ampleur. A ce jour, « 135 000 enfants ont été immunisés contre la rougeole et la rubéole et 72 000 contre la poliomyélite ».

Enfin, des suppléments en vitamine A, dont la carence affecte le système immunitaire et constitue le premier facteur de risque de cécité infantile, ont été apportés à 72 000 jeunes.

Des besoins croissants

« Massifs, les besoins pour aider cette population vulnérable ne cessent de croître », appuie l’OMS. Certes l’organisation a déjà participé à l’amélioration de la qualité des services de santé, en apportant une assistance aux équipes médicales mobiles et en mobilisant des ressources médicales. Mais les opérations doivent prendre de l’ampleur », explique le Dr Roderico Ofrin, directeur des opérations d’urgence de l’OMS pour l’Asie du Sud-Est. C’est pourquoi l’OMS recherche 81,7 millions d’euros pour financer la sécurité sanitaires des déplacés.

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