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Addiction au sexe : une épreuve pour le couple

Passer des heures sur les sites de pornographie en ligne, se masturber de manière compulsive, sans pouvoir se contrôler, constitue une pathologie. Il s’agit d’une addiction au sexe. Laquelle fait souffrir directement la personne concernée, mais également son couple.

L’addiction au sexe concerne 3 à 5% de la population. Parmi ces personnes, 70% ont des pratiques liées à internet. Logique puisque « c’est la porte d’entrée la plus facile pour se shooter au sexe », souligne le Dr François-Xavier Poudat, médecin psychiatre et sexologue à Nantes.

Mais qu’est-ce qui définit une addiction au sexe ? « La perte de contrôle, le besoin d’augmenter la dose pour avoir le même effet, le fait de continuer malgré les conséquences négatives ainsi que le phénomène de manque font partie des critères qui identifient une addiction comportementale », explique le Dr Poudat. Et les conséquences sont forcément négatives dans ce cas. Dégoût de soi, nervosité, isolement social, difficultés professionnelles et… dans le couple.

Quel impact cette addiction a-t-elle en particulier sur le couple ?

« A la différence de certaines formes d’addiction, plus de la moitié des patients vus dans ma consultation sont toujours en couple », note François-Xavier Poudat. Et « il arrive souvent que ce soit le conjoint ou la conjointe qui se rende compte qu’il y a un problème en premier ». Par le biais d’un historique de moteur de recherche, de factures d’escorts ou encore de textos…

Dans ce cas, la réaction est d’abord celle « d’un effondrement ». Après cette première étape, « un état de crise s’installe, associée à de la colère, de l’agressivité ». A ce moment-là, « certains partent », souligne le Dr Poudat. Pour ceux qui restent, « ce qui disparaît en premier dans le couple, c’est la sexualité, et c’est aussi ce qui revient le plus tard », rappelle-t-il. C’est « le manque de confiance en l’autre, la peur de sa rechute qui est avancée par les conjoints lors des consultations ».

Toutefois l’espoir doit persister, car « on peut guérir une addiction de ce type », assure François-Xavier Poudat. L’idéal étant de consulter le plus précocement possible, et en couple.

Au cours des consultations et des groupes de paroles, « nous travaillons sur la partie affective, à remettre de la communication entre les deux partenaires », explique-t-il. Et ce « en fonction de la sexualité et de la relation précédant la maladie ».

« Il faut en tout cas rappeler aux conjoints qu’il s’agit d’une véritable souffrance pour les malades, et que malgré le ressenti il ne s’agit pas d’une trahison », ajoute le sexologue. L’addiction est une maladie et ne relève par du tout de la perversion. « Le pervers n’ayant aucune conscience que ce qu’il fait est mal », conclut-il.

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