L’automédication en toute sécurité

Près de 8 Français sur 10 pratiquent l’automédication [1] pour soigner ce que l’on appelle les maux du quotidien : rhume, douleurs légères, troubles gastriques… Pour une prise en charge en toute sécurité, suivez notre guide spécial automédication

Qu’est-ce que l’automédication ?

« L’automédication est l’acte de se soigner, sans l’intermédiaire d’un médecin, avec des médicaments délivrés sans ordonnance », explique le Pr Jean-Paul Giroud.[2]

Les médicaments d’automédication ont reçu une autorisation de mise sur le marché et ne peuvent être achetés qu’en pharmacie[3].  Ils répondent aux mêmes exigences réglementaires que les autres médicaments, c’est-à-dire que la qualité de leur fabrication, leurs bénéfices et leurs risques ont été évalués par les autorités de santé. [4] C’est le pharmacien d’officine qui s’assure que le médicament est bien adapté au besoin du patient[3].

On parle aussi de médication familiale ou de médication officinale. Selon l’Agence nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM)[5], « le terme médication officinale désigne les médicaments destinés à traiter des symptômes courants et bénins, pour une durée limitée, sans l’intervention du médecin, avec l’aide du pharmacien, comme par exemple les douleurs légères ou modérées, la fièvre, le rhume, les maux de gorge, le reflux gastro-œsophagien occasionnel, etc. Ils sont disponibles en accès direct, dans un espace spécialement réservé uniquement dans les pharmacies. Toutes les pharmacies ne proposent pas de médicaments accessibles directement, la décision de les proposer appartenant au pharmacien. » [5]

Le pharmacien, un acteur central

Dans le cadre de l’automédication, votre pharmacien joue un rôle essentiel. Le pharmacien vérifie le choix du patient, s’il est adapté à sa situation et accompagnera la délivrance de conseils pour bien utiliser les médicaments.   Il pourra également vous orienter vers un médecin si cela s’avère nécessaire.

Il vous aidera à choisir le médicament le mieux adapté à votre cas ou vérifiera que le choix est adapté à votre situation[6]. Il vous informera sur sa posologie, ses indications et contre-indications, ses précautions d’emploi et ses effets indésirables éventuels. Le pharmacien vous délivrera les bons conseils pour bien utiliser le médicament.

C’est d’autant plus important si vous êtes enceinte, atteint d’une ALD (Affection de Longue Durée), êtes allergiques à certains produits ou si vous choisissez un médicament pour votre enfant… Il est important de préciser que vous suivez déjà un traitement.

L’engagement de Biogaran

Biogaran a créé Biogaran Conseil®, une gamme de médicaments sans ordonnance avec des conditionnements conçus pour être plus clairs. Ces derniers vous permettront de repérer la posologie, l’indication et le type de patient auquel le médicament est destiné : un enfant, un adolescent ou un adulte. Ces conditionnements facilitent la compréhension et prolongent le conseil du pharmacien. A noter que la gamme Biogaran Conseil® a reçu le Janus de la Santé 2011 décerné par l’Institut français du Design. Ce label récompense l’engagement de Biogaran en faveur d’un meilleur suivi du traitement par le patient. [7]

Les médicaments génériques sont des médicaments moins chers. Cela ne veut pas dire pour autant qu’ils sont moins efficaces. Leur action et leur efficacité sont en effet comparables aux traitements d’origine[8].

Pour une automédication responsable et sûre

Tout médicament qu’il soit dispensé avec ou sans ordonnance, peut entraîner des accidents, notamment s’il n’est pas utilisé de manière adéquate.

Ainsi l’Agence nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé[9] (ANSM) souligne qu’un comportement responsable exclut :

  • Le recours systématique et abusif au contenu de l’armoire à pharmacie familiale, en particulier l’utilisation d’anciens médicaments prescrits, comme des antibiotiques ;
  • L’utilisation de médicaments inconnus, conseillés ou transmis par la famille ou des amis, ou encore achetés sur internet.

Quand recourir à l’automédication ?

L’automédication doit toujours être responsable, elle doit être utilisée uniquement pour des troubles de santé bénins. Essentiellement le rhume, les maux de gorge, la toux, les maux de tête, la fièvre, les troubles digestifs (constipation, diarrhée, brûlures d’estomac), les états grippaux, la fatigue, l’anxiété, les problèmes de peau bénins (plaies superficielles, coup de soleil)[10]

Attention aux enfants, aux femmes enceintes, allaitantes…

C’est aujourd’hui connu, la grande majorité des médicaments pris pendant la grossesse sont transmis à l’embryon et/ou au fœtus à travers les échanges sanguins, via le placenta [10]. L’automédication est donc déconseillée aux femmes enceintes. Même chose si vous allaitez votre enfant.

Parlez-en toujours avec votre médecin ou votre pharmacien. Il pourra, le cas échéant vous orienter vers une consultation médicale. [10]

… Et aux malades chroniques

Si vous souffrez d’allergie ou d’une maladie en ALD comme un diabète ou encore une affection rénale, cardiovasculaire, hépatique, respiratoire, il faut en parler avec votre pharmacien. D’autant plus si vous suivez un traitement régulier, afin de ne pas vous exposer à d’éventuelles interactions médicamenteuses.

De manière générale, mieux vaut éviter de prendre des médicaments en automédication, si vous suivez déjà un traitement sur ordonnance. Cela ne ferait qu’augmenter le risque d’interaction.10

Les règles d’or :

  • Avant de recourir à l’automédication, la première règle c’est de toujours demander conseil à votre pharmacien. C’est lui le professionnel et l’expert des médicaments. Il saura vous orienter. Au cours de votre échange, vous devez impérativement l’informer des traitements que vous prenez. Et surtout suivez scrupuleusement ses conseils et ses recommandations ;
  • Informez toujours votre médecin des médicaments que vous prenez en automédication. Mais aussi de ceux qui vous sont prescrits par d’autres médecins. Faites donc une liste pour être en mesure d’indiquer leur nom exact à votre praticien. Surtout si celui-ci a l’intention de vous prescrire un nouveau traitement ;
  • Une fois à la maison, lisez bien la notice avant de prendre votre médicament. C’est un document de référence. Conservez toujours votre médicament et sa notice dans la boîte d’origine. Cette dernière assure non seulement la protection du médicament mais apporte également des informations importantes (date de péremption…) [9] ;
  • Respectez les doses par prise, l’intervalle entre les prises, le nombre de prises quotidiennes et la durée de votre traitement ;
  • Evitez de prendre plusieurs médicaments différents en même temps ;
  • Si vous constatez un événement indésirable, même mineur, il est conseillé de le signaler à votre médecin ou votre pharmacien. Il vous donnera la conduite à tenir pour votre traitement ;
  • Evitez l’alcool. Certaines substances interfèrent avec les boissons alcoolisées. Elles peuvent réduire l’effet du médicament, le rendant ainsi inutile, ou encore l’accroître, le rendant alors potentiellement dangereux ;
  • Ne prenez jamais le traitement d’une autre personne. Si un médicament s’est révélé efficace pour votre meilleur ami, cela ne signifie pas pour autant qu’il vous conviendra. Il peut même s’avérer dangereux ou inutile pour vous ;
  • Que faire si le mal ne passe pas ? Si aucune amélioration n’intervient après quelques jours de traitement, si vos symptômes s’aggravent, s’ils se répètent fréquemment, demandez l’avis de votre pharmacien ou de votre médecin [9];
  • Ne jetez jamais vos médicaments. Certaines substances comme les hormones, les antibiotiques ou les antidépresseurs, continuent d’agir longtemps et peuvent entraîner des modifications de la flore et de la faune. Ramenez plutôt les blisters et les boîtes des traitements non utilisés à la pharmacie. Vous éviterez ainsi de les utiliser plus tard par erreur ; [11]
  • Conservez vos médicaments avec soin. Avec ou sans ordonnance, les médicaments doivent être conservés au sec, à l’abri de la lumière et de l’humidité. Evitez donc de les ranger dans votre cuisine ou votre salle de bain. Installez plutôt votre armoire ou votre boîte à pharmacie dans une autre pièce de la maison. Assurez-vous qu’elle est fermée à clef et hors de portée des enfants. Enfin, divisez-la en deux parties : une réservée aux médicaments d’automédication, l’autre pour ceux délivrés sur ordonnance.

Et sur Internet ?

L’ordonnance n° 2012-1427 du 19 décembre 2012 définit le commerce électronique de médicaments comme « l’activité économique par laquelle le pharmacien propose ou assure à distance et par voie électronique la vente au détail et la dispensation au public des médicaments à usage humain. » [12]

En France, la loi prévoit que les médicaments ne peuvent être délivrés que par un pharmacien. Celui-ci a la possibilité de vendre des médicaments en ligne à partir d’un site internet. Cette interface, pour des raisons de sécurité, doit être autorisée par l’Agence régionale de santé (ARS). Vous pouvez acheter des médicaments uniquement sans prescription médicale directement sur internet. Cependant restez sur des sites sûrs et certifiés, car sur Internet, vous vous exposez à acheter des médicaments de contrefaçon, inefficaces voire dangereux[11][13].

Les sites français autorisés de commerce en ligne de médicaments comportent notamment les informations suivantes[12][14] :

  • la raison sociale de l’officine ;
  • les noms, prénoms du ou des pharmaciens responsables du site ;
  • l’adresse de l’officine ;
  • l’adresse de courrier électronique ;
  • le numéro de téléphone ;
  • la dénomination sociale et les coordonnées de l’hébergeur du site Internet agréé par le Ministère de la Santé ;
  • le nom et l’adresse de l’agence régionale de santé territorialement compétente ;
  • les coordonnées de l’Agence nationale de sécurité du médicament ;
  • le numéro du répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS) du ou des pharmacien(s) ;
  • le numéro de licence de la pharmacie.

Sur le site de l’Ordre des pharmaciens, vous pouvez télécharger la liste des sites internet autorisés. : http://www.ordre.pharmacien.fr/.

Aller plus loin :

  • https://eurekasante.vidal.fr/medicaments/automedication.html
  • Association française de l’industrie pharmaceutique pour une automédication responsable (Afipa)
  • Automédication, le guide expert du Pr Jean-Paul Giroud, aux Editions de La Martinière

PO6943-12/18

[1] Les Français et l’automédication – 60 millions de consommateurs, 2018
[2] Thérapies – Pharmacovigilance : risques et effets indésirables de l’automédication 2016
[3] Les médicaments d’automédication sont-ils des médicaments comme les autres ? – Leem Infographie, 2015
[4] L’automédication, attitude à encourager ou problème ?  Eric Leroy Lore Loir, 2014
[5] Informations sur la médication officinale : les médicaments en accès direct, AFSSAPS, 2008
[6] Ministère des Solidarités et de la Santé – Quelques règles de bon usage des médicaments, 2018
[7] http://www.biogaran.fr/biogaran-laureat-janus-sante-2011-gamme-biogaran-conseil/ – consulté le 09/01/19
[8] Article L5121-1 du Code de la santé publique
[9] Les médicaments en accès direct dans votre pharmacie – Les 7 règles d’or – ANSM
[10] Médicaments sans ordonnance, les bons et les mauvais du Pr Jean-Paul Giroud Editions de La Martinière
[11] https://destinationsante.com/automedication-10-regles-essentielles.html – consulté le 09/01/19

[12] Legifrance – Ordonnace n°2012-1427 du 19 décembre 2012 relative au renforcement de la sécurité de la chaîne d’approvisionnement des médicaments, à l’encadrement de la vente de médicaments sur internet et à la lutte contre la falsification de médicaments

[13] https://www.ameli.fr/loire-atlantique/assure/sante/themes/diabete-traitement/automedication – consulté le 09/01/19
[14] http://www.ordre.pharmacien.fr/Le-patient/Vente-de-medicaments-sur-Internet-en-France – consulté le 09/01/19

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